Projets de terriens

communautés, territoires et réenchantement du vivant

Des démarches au long cours menées avec des communes, des associations et des collectifs d’habitant·es

Les projets de terriens inventent des formes de fête, de rituels, de récits et de gestes partagés, en lien étroit avec un lieu et celles et ceux qui l’habitent – humains et non-humains.

La Fabrique Sauvage y conçoit la commune non comme un simple décor, mais comme une entité du réel, un milieu de vie où se rejouent les liens, les mémoires et les manières de faire communauté. Il s’agit de créer des expériences qui ne soient pas “hors-sol”, mais qui prennent en compte les particularités d’un lieu : histoires, pratiques, paysages, patrimoines, tensions, désirs.

Note d’intention

Fabriquer avec le territoire et ses communautés

Pour La Fabrique Sauvage, un projet dit “de territoire” n’a de sens que s’il part réellement de ce qui se vit là : des corps qui passent, des voix, des usages, des paysages, des souvenirs et des tensions.

Le lieu de vie n’est pas un “territoire abstrait”, mais l’endroit où l’on touche le sol et où chacun a besoin de s’inscrire pour se construire. Fabriquer avec les habitant·es, c’est reconnaître ce lieu comme levier de transformation individuelle et collective, comme terrain décisif pour inventer le monde de demain.

imaginons ensemble le projet adapté

Modalités

Durée : variable, selon le contexte et les partenaires

Public : tout public (habitants, écoles, associations, structures sociales ou culturelles)

Lieux : en rue ou en tout lieu (places, stades, salles polyvalentes, parcs…)

Format : projet sur mesure, co-construit avec la commune ou la structure porteuse

Modalités associées

• Enquêtes de terrain et collectages (entretiens, récits, archives),

• Ateliers d’écriture, de musiques, de chants, de théâtre, de danses,

• Forums ouverts, temps de débat, criées publiques,

• Interventions artistiques in situ, expositions, installations éphémères,

• Accompagnement à la conception ou à la transformation d’une fête locale.

“ On n’est pas le produit d’un sol,
on est le produit de l’action que l’on y mène. ”

Félix Castan

Médiation des patrimoines & écologie festive

une attention particulière à la dimension festive

La fête comme respiration collective, alternance entre quotidien et temps exceptionnel, espace de socialisation, de célébration et, parfois, de transgression. Repenser la fête, c’est proposer une alternative aux risques de déliaison sociale et redonner de la valeur aux lieux partagés ; à la médiation des patrimoines, notamment du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI).

Traditions, rituels, figures totémiques, musiques, récits… Il ne s’agit pas de figer ces héritages, mais de les ouvrir aux esthétiques et usages contemporains, en accord avec les droits culturels : aucune personne ni communauté ne peut être assignée à une seule forme culturelle. L’invention et la tradition ne s’opposent pas : elles se nourrissent mutuellement.

Dans l’esprit de Félix Castan, l’identité n’est pas monolithique : elle se pense au pluriel, dans l’interculturalité et le mouvement. Les projets de terriens cherchent ainsi à faire cohabiter une identité communale issue de la tradition et une identité en devenir, qui invite à l’expérience, à l’imagination et à l’action.

Nature & Culture

inviter les non-humains à la table

Dans les projets de terriens, la relation à la nature n’est pas séparée de la culture : elle passe par les fêtes, les rituels, les animaux totémiques, les langues. En Occitanie, la langue-culture d’oc porte depuis longtemps des manières de nommer les paysages, les saisons, les bêtes, les vents, les chemins, et de les célébrer à travers des fêtes, des processions, des animaux-totems, des “bèstias” fantastiques qui sortent dans la rue.

Faire un projet de terriens, c’est s’inscrire dans cette continuité : inviter les non-humains à la table de nos fêtes et de nos récits, redonner présence aux lieux, aux bêtes, aux éléments, aux saisons, à travers une langue-culture qui tisse le lien au vivant.

Le théâtre d’oc devient alors un outil pour rejouer ces relations : sur une place, autour d’un totem, lors d’un rituel inventé ou réinventé, on fait parler à la fois les habitant·es, la mémoire populaire et le milieu où ils vivent. Nous souhaitons ainsi contribuer à une écologie culturelle : densifier la relation affective à notre lieu de vie, enrichir le rapport au territoire par la langue, les fêtes et le jeu, considérer ce “bout de monde” non comme un décor ou un simple “cadre de vie”, mais comme un partenaire à part entière. Pas pour se dire “animistes” ou “folkloristes”, mais pour rendre plus intense, plus joyeuse et plus consciente la façon dont nous habitons ensemble ce pays, aujourd’hui.

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